Covid et Frontière

Publié le 17/04/2021

Les anciens ne s’embarrassaient pas d’un dite “attestation de déplacement dérogatoire” pour traverser ou faire traverser les frontières, et pourtant, mort d’homme il y avait. Histoire complète à lire dans le chapitre Saute-frontières (pp.131-149) de L’appel du volcan. En juin 2001, c’est à ce poste-frontière que je touchai à nouveau la Suisse au terme de mon tour du monde de 7 ans à vélo. Le pompiste de la famille Arbez n’en crût d’abord pas ses yeux puis m’offrit un verre J’y repasse encore parfois à vélo et m’ y arrête avec émotion…

Tout sur l’Arbézie: https://arbezie.com/fr/

Ce triangle de terre coincé entre deux frontières dans la massif du Jura par Arnaud P, in altitude.news, ():

Ce territoire n’est pas tout à fait en Suisse, et pas tout à fait en France. Bienvenue en Arbézie !

En Suisse pour les Français, en France pour les Suisses, il est un petit territoire dont on ne sait pas bien où il se trouve. Rue de la frontière en France ou Route de France en Suisse, qu’importe, on est à cheval sur la ligne marquant la séparation entre les deux pays. Une anecdote surprenante que l’on peut découvrir dans le dernier ouvrage de Claude Marthaler. L’auteur y évoque une « micro-nation, autoproclamée depuis 1958 ». De quoi attiser notre curiosité.

L’Arbézie c’est son nom, fondée par la famille Arbez au fil des décennies. A la base c’est un hôtel, le Franco-Suisse. Construit sur la frontière. A cheval entre le Jura (France) et le Canton de Vaud (Suisse). Construit entre la rédaction du traité traçant la frontière entre les deux pays et sa date de ratification, le bâtiment flotte dans un flou juridique. C’est même Edgar Faure, alors député du Jura, qui prononce le nom d’Arbézie pour la première fois.

L’Arbézie: cette principauté autoproclamée

En 1958, le patron de l’hôtel créé un drapeau triangulaire, de la forme de son terrain. C’est une des décisions majeures accompagnant la proclamation par Max Arbez de la Principauté d’Arbézie. Et le Prince, c’est lui. « Max Ier d’Arbézie ». Au-delà de la blague, l’Arbézie peut s’enorgueillir de son rôle pendant la seconde guerre mondiale. Cette position frontalière et l’engagement de ses propriétaires transforment l’hôtel en un lieu de résistance. Des juifs, des pilotes anglais, des fugitifs, passent en Suisse grâce à Max Arbez. Il sera reconnu « Juste parmi les nations » bien après sa mort. Aujourd’hui, l’hôtel est tenu par des descendants de Max Arbez. Il est un lieu de villégiature idéalement placé pour profiter des montagnes du Jura et notamment de la station des Rousses. (…)