2013, 26′
COREALISATION: RAPHAEL JOCHAUD ET CLAUDE MARTHALER
Bande-annonce (5’39 »)
Version originale FR:
Bike for bread, EN subtitled:
Prix Crédit Mutuel Enseignant du Public au Festival de films Curieux Voyageurs, Saint-Étienne, 2014
Bidon d’Or – Prix du public au Festival de courts-métrages Cyclofestival, Genève, 2014
Produit grâce à 91 contributeurs-trices qui ont répondu généreusement à notre campagne de financement participatif en français ou in italiano, et projeté une bonne cinquantaine de fois, souvent en plein air. Voir vidéo de lancement (2013, 2’11 »):
Synopsis
La plus grande ville d’Afrique s’est inventé un insolite moyen de distribution des galettes de pain baladi. Ses audacieux pédaleurs, une main tenant un plateau de pains, l’autre agrippée au guidon, défient les lois de l’équilibre et de la circulation pour livrer à toute heure cet aliment de base égyptien.
A lire:
LE VELO AILLEURS: Gagner sa croûte au Caire (reportage texte/photos, 1.05.2020) sur VELO Spirit
et Funambules sur deux roues (La Liberté, 7.01.2013).

A écouter:
Claude Marthaler: Cyclonaute + Filmmaker // Adventure by bike + what it means to explore w/a bicycle (20’20 », 29.04.2020):
Catherine Fiaux (extrait) in L’Omnibus, Journal d’Orbe et de sa région, 19.03.2026:
L’équilibre du livreur de pain
Bike for bread, film de 2013 coréalisé par Claude Marthaler et Raphaël Jochaud, présente Hamada Ashry, pédaleur virtuose qui défie avec maîtrise et élégance les lois de l’équilibre et de la circulation pour livrer quotidiennement jusqu’à 45 kilos de galettes de pain, juchées sur son crâne, à travers les rues du Caire, mégapole de 20 millions d’habitants. Le documentaire brosse un portrait sensible de Hamada, 29 ans alors, paysan venu en ville pour nourrir
sa famille. Les conditions de vie à la boulangerie où il dort sont rudimentaires, mais il se dégage quelque chose d’apaisant et d’intemporel de ce lieu, de son four, contrastant avec l’intensité du trafic et la pollution des rues du Caire.
Alors que le vélo présente d’indéniables avantages en termes de pollution, de rapidité, d’économie, il n’est pas promu par le gouvernement, étant synonyme de statut social bas. En contrepoint, des rapports cordiaux entre convoyeurs
de pain et au sein même du trafic
Avis d’un spectateur (anonyme, 6.11.2024):
J’ai énormément apprécié la soirée « 2 films » au CinéLux de lundi, merci.
C’était pour moi un enchantement poétique de voir ce livreur de pain, cette maitrise du mouvement, un acrobate de cirque.
Les plans avec caméra fixe sur le plateau, où l’on voit toute la maitrise, l’habileté du livreur, de son corps, de la tête aux pieds, à sans arrêt compenser le poids, se replacer, s’équilibrer dans tous les sens du terme, bref…splendide.
Tous les twists, les contre-mouvements du corps, pour monter & descendre du vélo…
Une métaphore, avec tellement d’élégance, de ce que la vie nous demande, l’adaptation constante, avec ce fourmillement d’obstacles infinis.
J’ai beaucoup aimé également ces réflexions sur l’entraide et solidarité des convoyeurs de pain, entre eux, lorsque l’un d’eux à un souci de livraison.
…Un concentré de simplicités, d’humilités, …et donc de petites leçons de vie universelles.
Également une manière, au propre comme au figuré, de tenir son centre, son ancrage. On le lit, de manière si belle, sur cette capacité à l’extérioriser par la maitrise des mouvements dans l’espace, et on se dit au même moment, que c’est un reflet d’un mouvement, d’une posture intérieure également.
M.S.